Joli carton à la Chaise Dieu du Theil
zabflo | 12 avril, 2008 14:18
Une journée de pêche est toujours
plus conviviale à deux… Mais grâce à l’homme du Sud, à trois, ce fut
l’extase
!
Arrivés à 8 heures 15 sur place, Alain
et moi nous faisons offrir un café en attendant l’ami Captainriver qui, retardé
par la pause « achat du pain » -et peut-être par la Boulangère
- nous fera
patienter quelques minutes : nous le remercierons plus tard …
Dès le début, les prises
s’enchaînent à un rythme soutenu : je prends la première mais Alain ramène
les poissons plus vite que moi. La compétition dure 10 minutes : deux
poissons chacun : égalité parfaite jusqu’à ce que nos chemins se séparent
pour se retrouver quelques poissons plus tard.
A l’heure du repas, le bilan est
positif : 27 poissons pour l’homme du Sud (qui expliquera à un pêcheur Anglais
qu’il en avait pris twenty seven, avec « l’aquecent » marseillais),
17 ou 18 pour moi et certainement autant pour Captainriver.
L’après-midi fut aussi
propice : beaucoup de poissons, moins gros que lors des sorties
précédentes, mais tout aussi vigoureux.
En fin de journée, nous comptabilisons
environ 100 poissons à trois, dont une vingtaine pris dans le même trou d’eau
devant un pêcheur médusé tant par le nombre des prises que par la gouaille du
sudiste qui, après nous avoir invité à lui montrer un doublé (photo
ci-dessous), nous rejoindra pour un triplé (le pêcheur en question n’a pas
fait de photo) !
Au final, une excellente journée
de pêche et de déconnade : à renouveler !
Rigolade à la Chaise Dieu du Theil (article complet à suivre)
zabflo | 10 avril, 2008 11:51
Le tour de la blogosphère : aujourd'hui celui d'Alex
zabflo | 20 mars, 2008 11:42
Je vous invite à aller faire un tour du côté de chez Alex.
Les récits de ses sorties m'ont enthousiasmé. Et, vous le verrez, les photos sont magnifiques.
http://blog.mouche-fr.com/chiroman/index.php?
IP ET DONNEES PERSONNELLES
zabflo | 10 mars, 2008 14:57
Sans
vouloir dresser un tableau exhaustif de l’état de la jurisprudence sur la
question de la collecte et de la conservation des données personnelles, il me
semble intéressant de revenir sur un jugement du TGI de BOBIGNY qui me semble
bien résumer les choses.
Sur la nullité de procédure du fait
du traitement de données personnelles par xxxxxx en l’absence d’autorisation préalable de la
Cnil
L’article
25-1-3° de la loi du 6 janvier 1978 dite "informatique et libertés",
modifiée par la loi n°2004-801 du 6 août 2004 dispose :
1°)
Sont mis en œuvre après autorisation de la Cnil (...) ;
3°)
Les traitements, automatisés ou non, portant sur des données relatives aux
infractions, condamnations ou mesures de sûreté, sauf ceux qui sont mis en
œuvre par des auxiliaires de justice pour les besoins de missions de défense
des personnes concernées ;
Par
ailleurs l’article 2 de la loi précitée dispose :
"Constitue
une donnée à caractère personnel toute information relative à une personne
physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou indirectement,
par référence à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments qui
lui sont propres."
Au
regard de cette définition posée par la loi, l’adresse IP constitue une donnée
à caractère personnel en ce qu’elle permet d’identifier une personne en
indiquant sans doute possible un ordinateur précis. Le numéro IP établit la
correspondance entre l’identifiant attribué lors de la connexion à l’internaute
et l’identité de l’abonné.
Le
même article 2 de la loi du 6 janvier 1978 définit un traitement comme toute
opération ou tout ensemble d’opérations portant sur de telles données, quel que
soit le procédé utilisé, et notamment la collecte, l’enregistrement,
l’organisation, la conservation, l’adaptation ou la modification, l’extraction,
la consultation, l’utilisation, la communication par transmission, diffusion ou
toute autre forme de mise à disposition, le rapprochement ou l’interconnexion,
ainsi que le verrouillage, l’effacement ou la destruction".
Aussi
il ressort des déclarations de l’audition de l’enquêteur assermenté de la xxxxxx
que les données personnelles ont été traitées au sens de l’article ci-dessus
rappelé et figurent dans un fichier ainsi que le fait apparaître l’annexe
"J" du procès verbal de constat établi le 8 février 2005 par M. xxxxxx.
remis par l’agent assermenté de la xxxxxx lors de son dépôt de plainte devant
les services de police.
Il
s’ensuit que l’article 25-1-3°) de la loi du 6 janvier 1978 n’a pas été
respecté en ce que l’autorisation de la Cnil fait défaut.
Ce qu’il faut retenir : la
collecte de données personnelles dont l’adresse IP d’un utilisateur est
strictement interdite, notamment, en l’absence d’autorisation de la CNIL.
Cette jurisprudence peut être considérée comme établie.
Elle a été reprise dans une ordonnance de référé du Président du TGI de Paris le 24 décembre 2007 partiellement reproduite ci-après :
Sur la natures des données recueillies
Attendu en premier lieu que suivant l’article 2 de la
loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers
et aux libertés, toute information relative à une personne physique qui
peut être identifiée, directement ou indirectement par référence à un
numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments qui lui sont
propres constitue une donnée à caractère personnel ;
Que la directive 95/46/CE du Parlement européen et du
Conseil du 24 octobre 1995 vise également toutes informations relative
à une personne non seulement identifiée, mais aussi identifiable, ce
qui s’entend de même comme indirectement par référence notamment â un
numéro, ou à un ou plusieurs éléments spécifiques, propres à son
identité physique, physiologique, psychique, économique, culturelle ou
sociale ;
Que suivant l’article 2 § 2 de la loi précitée, pour
déterminer si une personne est identifiable, il convient de considérer
l’ensemble des moyens en vue de permettre son identification dont
dispose ou auxquels peut avoir accès le responsable du traitement ou
toute autre personne ;
Qu’il ne peut être sérieusement contesté le fait que
les adresses internet protocol (IP) collectées, suivant les
explications grâce au logiciel utilisé par la société Logistep de droit
helvétique, constituent des données à caractère personnel ;
Que cette assimilation de l’adresse IP à une donnée
personnelle n’apparaît pas pouvoir être véritablement remise en cause ;
qu’est ainsi évoqué le fait qu’un groupe de travail constitué en vertu
de la Directive, organisme consultatif indépendant, a émis le 20 juin
2007 un avis dans le même sens, considérant que les fournisseurs
d’accès à l’internet étaient en mesure par des moyens raisonnables
d’identifier les utilisateurs à qui ils ont attribué des adresses IP,
en raison de l’enregistrement systématique dans un fichier des date,
heure, durée et adresse dynamique IP ;
Que les éléments qui nous sont soumis ne viennent pas contredire de façon pertinente cette appréciation ;
Le nouveau blog de Philippe
zabflo | 01 mars, 2008 14:04
Un peu de pub ne fait pas de mal : voici le lien du blog de Philippe, un adepte de la nymphe à vue.
http://nympheur.free.fr/blog/index.php?
SORTIE DE FIN D’ANNEE A LA CHAISE DIEU
zabflo | 06 janvier, 2008 17:51

Nous étions tous les trois affamés : Pheasant,
Captainriver et moi-même avions décidé de nous retrouver le dimanche 23
décembre sur le parcours de la Chaise Dieu
du Theil. Avant l’ouverture du parcours, je retrouve Captainriver devant le
portail de la propriété. Un quart d’heure d’avance qui en dit long sur sa
motivation.
Après trois ou quatre cafés en attendant Sébastien
(Pheasant), nous attaquons le premier petit étang au streamer. Il fait froid.
Très froid même : les anneaux sont gelés, comme nos doigts (!) mais
le soleil brille et nous promet une belle journée. Quelques prises honorables
dans la matinée, dont la plus belle pour Sébastien : une truite de 68 cm pour environ 4 kilos
(voir ci-dessous la photo volée sur le blog de Captainriver).


A l’heure du
copieux casse-croûte préparé par Captainriver, j’ai quelques poissons d’avance.
Sébastien me dira à midi, pour reprendre une expression de l’ami Alain (ATMB),
que je leur avais mis « le cul rouge ».
Une fois au chaud, et après un apéritif aussi copieux que le
casse croûte, nous attaquons la saucisse de Morteau : comme le veut la
coutume, nous l’accompagnons d’un vin d’Arbois de chez Tissot.
Sans que l’on sache si cela est dû à l’apéro, à la Morteau ou au vin du Jura,
c’est Captainriver qui nous mettra une fessée l’après-midi : il utilise
une soie flottante et ses petits chiros font merveille sur les truites.
Sébastien, très motivé, n’arrêtera de fouetter qu’à la nuit
… on ne dira pas pourquoi !
J’ai pour ma part passé une excellente journée : nous
avons autant discuté que pêché. C’était de toute façon la priorité. Une
expérience à renouveler donc. A bon entendeur …
Les autres photos sont ici :
http://captainriver.gobages.net/goblog.php?op=ViewAlbum&albumId=1144&blogId=94
http://zabflo.gobages.net/goblog.php?op=ViewAlbum&albumId=1145&blogId=40
Chaise Dieu : Grosse bagarre !
zabflo | 26 août, 2007 10:59

Moins motivé que les fois
précédentes, mais aussi frustré de ne pas être allé pêcher en Franche Comté
comme je l’avais prévu, j’ai tout de même décidé de me rendre une fois encore
(la troisième en un mois et demi !) à la Chaise Dieu
du Theil le
vendredi 24 août. Arrivé sur les lieux à huit heures trente pile, je profite
seul du parcours pendant une bonne heure : dès le départ les prises
s’enchaînent. D’abord de taille modeste, les captures se font ensuite de plus
en plus prometteuses. Bilan après deux heures de pêche : six poissons dont
un évalué à trois livres, pris au streamer.

Je serai perturbé vers onze
heures par un coup de fil de ma secrétaire, qui pensait bien faire … en dérangeant
alors que je suis à la pêche ( !) Après lui avoir expliqué poliment que
j’avais rendez-vous avec des clientes délicates et que, de ce fait, j’entendais
leur consacrer ma journée, je décide de rejoindre un pool qui, jusqu’à présent,
m’avait bien réussi. Ayant observé que les poissons se tenaient juste sous la
surface à la recherche, semble-t-il, d’émergentes, je choisis de pêcher à vue
avec une petite nymphe non lestée sur hameçon de 14. Bingo ! Un poisson
pendu et, pour la seconde fois sur ce pool en deux sorties, le bougre (mais pas
le même) me retourne l’hameçon et je me retrouve … le bec dans l’eau. Le tout
sous les clameurs du public ( !) et de Monsieur PUCCI qui, après une
explication sommaire de ma part, me dit : « Pourtant cela
n’avait pas l’air d’être un monstre ». Loin de penser à ce moment là :
« Je vais t’en montrer du monstre », je continue à pêcher avant de
rejoindre le petit lac qui se trouve juste derrière le lodge. C’est finalement
là que je ferai ma pêche : trois poissons en une demie heure environ, dont
une belle truite de 6 livres.
La petite orange spot non lestée que j’utilise dans le Jura fait merveille,
toujours à vue : l’eau est un peu piquée mais la localisation des
poissons, leur taille et la couleur de leur robe permettent parfaitement la
pêche à vue. A midi et demi, le parcours s’est désertifié : tout le monde
est parti déjeuner à l’extérieur sauf deux pêcheurs qui, toutefois, me
laisseront profiter seul du coup pendant qu’ils mangent. Je fais le tour du lac
et prends encore deux truites de taille correcte. Il est maintenant environ
treize heures, treize heures trente. Avant d’aller manger, je décide d’aller
jeter un œil au niveau du muret qui borde le pool. Bien m’en a pris !
Je localise, à quelques mètres du
bord, une belle truite : je l’évalue à 7 livres. Après avoir
refait ma pointe, je décide de continuer avec l’orange spot non lestée et, bien
évidemment, la lui présente du mieux que je peux. Poser correct, ferrage dans
les temps : la dame est au bout. Si ma secrétaire savait …
La truite met quelques secondes à
réagir, elle se débat d’abord en faisant du sur place et, aussi surpris
qu’elle, je l’amène facilement vers le bord avant de subir un départ surréaliste
qui me mettra sur le backing. La bagarre durera environ vingt minutes et, après
de multiples tentatives et d’importantes difficultés (je suis en surplomb) la
belle acceptera à son tour d’honorer mon épuisette. A tous égards, elle est
épuisée : je sais que si je la remets à l’eau elle ne survivra pas.
Pesée et mesurée, la truite
accusera 70
centimètres pour 5 kg : certainement pas le record
du parcours, mais cela reste un beau poisson.

Ensuite, j’appelle le
propriétaire et, là, c’est du sérieux … il faut faire enregistrer la prise,
faire signer les témoins (les deux pêcheurs restés sur place pour déjeuner, commis
d’office pour le coup) et procéder à un résumé de la capture en anglais
( !) pour le « recensement » Trout Master. Ce n’est pas mon truc
mais je me prête à la coutume : Monsieur PUCCI est sympa et nous en
profitons pour discuter en attendant que la pluie, qui s’était déclenchée entretemps,
cesse de tomber et, du même coup, de ridiculiser nos prévisionnistes météo,
déjà peu gâtés ces derniers mois.


D’habitude, après une grosse prise, j’arrête de pêcher. Ce
ne sera pas le cas cette fois-ci : je décide d’attaquer l’autre lac et,
parmi d’autres prises insignifiantes, je prendrai deux truites qui, à mon avis,
dépassaient les 5 livres.
Le bilan de la journée est positif : outre ce gros
poisson, je me suis éclaté en nymphe à vue et j’ai pris beaucoup de plaisir. Il
est maintenant l’heure d’aller retrouver mon fils !
Sorties à la Chaise Dieu du Theil
zabflo | 10 août, 2007 14:29
J’avais décidé de découvrir ce parcours normand bien connu, sur lequel tout a été dit et écrit -en bien comme en mal- afin de me faire une idée plus précise du lieu et, si possible, de lier connaissance avec les poissons qui l’habitent. Première sortie le dimanche 15 juillet. Arrivé sur place j’apprends que nous ne serons que quatre pêcheurs, ce qui n’est pas pour me déplaire. Comme à mon habitude, je fais le tour du propriétaire sans pêcher et tente de trouver l’endroit de mon premier lancer. Un peu à court de matériel, je suis armé de ma fidèle RPL+ (une canne de 9’ pour soie de 5) sachant qu’elle risque de se montrer un peu juste, à la fois vis-à-vis des leurres que j’avais prévu de propulser à l’intention d’âmes que je présumais bonnes, mais aussi eu égard à la taille desdites âmes. Utilisant une soie flottante, reliée au bas de ligne que j’utilise habituellement en Franche Comté, je choisis de commencer avec un petit streamer olive –en lapin- confectionné par mon ami Philippe. Le premier lancer sera vain. Nouvel essai et, alors que je baille aux corneilles en animant ma mouche, je suis réveillé par une impression de lourdeur qui me laisse à penser que, malgré l’utilisation d’une soie flottante, j’ai dû toucher le fond ou harponner une branche. Mais, que diable (!), c’est une branche massive et, en plus elle bouge. Les corneilles chassées de mon esprit, je réalise que la nage de mon streamer avait dû déranger une mémère qui, en représailles, l’avait engamé. Vingt minutes de bagarre pour finalement honorer mon immense épuisette : un cadeau, bien inspiré vu la bête, d’un autre Philippe. Le poisson mesure un peu plus de 65 centimètres pour environ 3.5 kg évalués. Philippe m’ayant offert une épuisette mais pas ses mains, je m’y reprendrai à deux fois pour attraper la belle et la remettre à l’eau, sans toutefois l’y rejoindre : cela a pourtant bien failli !

La matinée sera propice : un peu moins de dix poissons dont une fario à la robe superbe. Performance moyenne pour le parcours mais mon objectif n’était pas de faire un score. J’ai donc pêché à mon rythme afin de me remettre des affres déjà infligées à mon poignet, ce qui me rappelait ma jeunesse … de pêcheur.
Selon le maître des lieux, Gilles, les après-midi sont plus calmes (ce qui explique sans doute que certains les passent au lodge…). Je ne prendrai que deux ou trois poissons avant mon départ vers 17h30, décidant toutefois de revenir traîner mes bottes sur ce parcours qui m’avait bien plu.
Conscient d’avoir poussé ma canne dans ses retranchements, j’aillais ensuite me mettre à la recherche d’une canne plus puissante. Comme j’aime les cannes rapides et que je possède pas mal de cannes SAGE, je décide de rechercher une LOOMIS GLX : en 9 pieds pour soie de 6. Après avoir passé commande, je reçois enfin mon petit bijou le mercredi 8 août et, dans la foulée, je téléphone à la Chaise Dieu : j’irai y pêcher le lendemain.

Réveil à six heures : la voiture est chargée de la veille. Je sais maintenant que les truites font la sieste l’après-midi et, donc, qu’il est préférable d’être sur place à l’ouverture du parcours pour huit heures trente. Comme le propriétaire me l’avait annoncé au téléphone, l’eau est désormais plus claire. Tant mieux, je vais pouvoir pêcher à vue. Première prise au cours du premier quart d’heure mais pas un monstre. Ensuite les choses seront plus calmes : à part deux truites au streamer et quelques unes en sèche, les poissons se montrent plus parcimonieux et, finalement, je trouve la faille en leur proposant … la fameuse nymphe tête orange. Peu lestée, elle fait merveille, ici comme ailleurs. Je parviens à convaincre quelques poissons, mais ils sont globalement moins gros que lors de ma première sortie. L’essentiel est là : j’ai dépucelé ma GLX et j’y ai pris du plaisir !
Sur le chemin du retour, je me dis que je retournerai à la Chaise Dieu : le lieu ne compense pas mon manque de truites zébrées mais ce n’est pas ce que j’en attendais. Les truites sont (très) combatives, le lieu plaisant et l’accueil y est cordial.
Vous ne verrez pas de photos de poissons : les truites sont épuisées après le combat et il faut les remettre à l’eau sans tarder.
Un nouveau forum très sympa
zabflo | 02 mars, 2007 18:48
Grâce aux conseils d'un membre de Gobages.com, j'ai découvert le site de Persicus qui, outre ses très nombreuses photos, me semble surtout intéressant en raison du forum qu'il vient d'ouvrir.
Faites-vous donc une idée en quelques clics http://persicus.free.fr/forum/
Ce mois-ci : les secrets de Misterhyde
zabflo | 13 mai, 2006 08:06
Une fois n'est pas coutume, l'interview du mois est publiée sous forme de lien : il fallait bien faire une exception pour ce personnage atypique qui hante les pages du web depuis un an et demi environ.
Le mot "atypique" est même un euphémisme : Misterhyde est un phénomène qui fuit les sentiers battus pour ne pas être pris au sérieux.
Au delà de ce qui suit, le lecteur est incité à consulter le blog de notre invité : une mine d'or, mais pas seulement pour le débutant. On y trouve de tout : confection de bas de ligne, réparation de soie etc ..., à l'exception du noeud de chirurgien. C'est la face cachée du Hyde.
Enjoy !
http://montotem.free.fr/weivretni.htm
Avril : Le Corbeau sur le grill !
zabflo | 02 avril, 2006 15:23

Tout arrive ! Le recordman des prises impossibles à l’ouverture a enfin accepté de nous accorder une interview. Tout le monde, ou presque, se souvient de la vidéo de l’ouverture 2005 : on y voit Fred Leray épuiser une superbe truite de 54 cm prise au streamer.
Mais cette interview va au delà du strict cadre de la pêche : Fred s’y attarde sur son autre passion : la musique. A n’en pas douter il s’agit d’un personnage atypique : mais c’est à vous de juger !
Zab & Flo : Bonjour Fred, ou plutôt « Le Corbeau » : d’où te vient ce surnom ?
Bonjour Zab & Flo. Ce surnom me vient du site des Chmoufrs. Quelques messages anonymes venaient pimenter quelques discussions. Mais on m’a démasqué …
Zab & Flo : Parlons d’autre chose que de pêche : tu sembles avoir une passion pour la musique et l’un de tes amis, bien connu ici, nous a parlé de « ton » groupe. Peux-tu nous en dire davantage ?
Et bien Perth (puisque c’est le nom du groupe dans lequel je joue) existe depuis maintenant 7 ans. C’est un groupe de rock dit « noise » entre Sonic Youth, Pixies et des groupes comme Mogwaï, My bloody Valentine… De la pop avec beaucoup de guitare. C’est une véritable récréation tous les vendredis. Nous avons sorti 4 cd et fais une soixantaine de concerts depuis 1998. Notre dernier album vient juste de sortir et est disponible sur notre site www.perth-music.com contre 10 malheureux euros. (je fais un peu de pub … )
Rien de cette aventure n’est sérieuse, aucun projet d’avenir avec, mais nous faisons ça avec persévérance et du mieux que l’on peut. Le fait de n’avoir aucun but sérieux nous permet de faire ce que nous voulons et ce que nous aimons, sans contrainte. Je suis très fier de notre nouveau disque et j’espère que ceux qui l’écouterons l’aimerons aussi. Si nous arrivons à donner et faire partager notre plaisir à certain, c’est tout bon !

Zab & Flo : Comment cette passion est-elle venue ?
Je ne sais pas bien comment cette passion m’est venue. En tout cas, elle m’est venue tard. Avec un ami, vers 17/18 ans, j’ai écouté beaucoup de musique. D’abord des vieux trucs (Beatles, Led Zep, …) puis des vieux trucs indé (Le Velvet, les Stooges, les New York Dolls, Wire), puis en terminale, j’ai rencontré un ami qui m’a fait découvrir le rock indé (Pixies, Ride, My bloody valentine,…) C’était fait ! Je suis devenu marteau et depuis je suis un boulimique de musique. J’adore dénicher et découvrir des petits groupes que personne ne connaît…
Et puis à force d’écouter, je me suis dis que ça n’avait pas l’air difficile, et un jour, je suis allé m’acheter une guitare et j’ai appris 3 malheureux accords que j’utilise toujours maintenant. Une règle d’or : « ne jamais devenir un bon musicien ! ». J’aime expérimenter et tenter des trucs qui, sur le papier ne devraient pas marcher, mais qui dans la pratique se révèlent intéressantes. Audiard disait : « Les cons, ça ose tout et c’est à ça qu’on les reconnaît. » C’est vrai ! …

Zab & Flo : En dehors de « ta » musique, quels sont tes goûts ?
J’aime beaucoup le cinéma. Tout ce qui est fait avec le cœur, souvent sans moyens mais avec des idées. Lars Von trier, Lynch, les frères Cohen,… et surtout Hal Hartley. Ça va de paire avec la musique que j’écoute. Des films calmes et oisifs mais puissants et souvent dérangeants.
Sinon j’aime bien le nutella…

Zab & Flo : D’après ce que nous avons cru comprendre la pêche te prend une grande partie de ton temps libre : comment parviens-tu à concilier tes activités musicales avec la pêche lorsque arrivent les beaux jours ?
Je prends sur mon temps de sommeil. Le vendredi soir, je rentre de « répet’ » à 2h du mat, je me relève à 4h et je pars à la pêche jusqu’au soir. Et ça, de mars à octobre. Le dimanche c’est famille…
Pour l’anecdote, à l’ouverture 2005, je suis parti à la pêche à 4 h après 1h30 de sommeil, direction la Bienne jusqu’à 18 h. Puis « cassos » directement dans un petit troquet de Chambéry pour les balances et concert dans la foulée jusqu’à 2 h. Une bonne journée quoi !
Et entre la musique et la pêche, j’essaye de passer le maximum de temps avec mon petit garçon et ma femme. Mais mes journées ne durent que 24 h… !
Zab & Flo : Nous avons un peu fouillé et il se trouve que tu caches bien un autre de tes talents : la peinture. Peux-tu également nous en dire quelques mots ?
J’ai fais un peu de peinture à l’école. Depuis tout petit en fait j’ai un goût prononcé pour le dessin. Certaines de mes peintures sont en lien sur le site chmoufr : http://www.mouche-fr.com/art/index.php. Aujourd’hui je ne peints presque plus mais continue d’exercer en tant que graphiste dans ma vie professionnelle. Je ne peux pas être sur tous les fronts….
Zab & Flo : Revenons à la pêche ! Comment en es-tu venu à la pêche à la mouche ?
Mon père est un fou furieux de la pêche, du saumon, et dès que possible à la mouche. Donc j’ai découvert cette technique très tôt. Il m’a offert ma première canne à l’âge de 12 ans. Mais dans ma Bretagne natale, je ne pêchais qu’en sèche, à partir du mois de mai. Depuis que je suis en Rhône-Alpes, ça va faire 8 ans maintenant, je ne pêche plus qu’à la mouche et en no-kill. J’ai découvert la nymphe à vue et je dois dire que c’est devenue un véritable virus.
Je passe le plus clair de mon temps à monter mes mouches, mes cannes, fabriquer mon épuisette, ….et le reste à m’en servir.

Zab & Flo : On te voit régulièrement mesurer tes prises : pour quelle raison ?
C’est une drôle de question que je ne m’étais jamais posée. C’est naturel pour moi. J’aime les choses précises et claires. J’ai une mémoire des chiffres et je me rappelle de toutes les tailles de poissons que j’ai pris à tel ou tel endroit. Je crois que ça me vient de mon père, qui, en plus d’être un excellent pêcheur, est un exceptionnel orateur. Mon enfance a été bercée par ses récits de tel ou tel saumon de tant de livres pris à tel endroit… Et j’avoue que j’aime bien raconter mes parties de pêche. Comment, où et quand j’ai pris telle truite, bla bla bla… Pour moi ça fait partie de la pêche. Je n’ai jamais compris les gens qui se cachent pour ne jamais dire à personne ce qu’ils ont pris. (C’est le cas de beaucoup de pêcheurs de saumon…) Je note tout dans mon album photo que j’aime à feuilleter régulièrement.
Zab & Flo : Allez, plus dur : si tu devais choisir entre un week-end avec Bono (U2) ou une partie de pêche sur le plus beau parcours de la Loue, dis-nous ce qui aurait ta préférence et pourquoi ?
Sans hésiter, je prendrais le Week-end sur la Loue… C’est mon avis aujourd’hui mais peut-être que l’année prochaine, ce sera l’inverse. C’est cyclique.
Et puis je pense que si vous faites un effort et que vous me proposez un week-end en Islande voir le groupe Sigur Ros et passer quelques heures sur la Galtalaekur,…
Zab & Flo : Pour terminer, et avant de te remercier, peux-tu nous décrire ton compagnon de pêche (Mr HUT) ?
En allant vite, je peux résumer Phil the Hut : C’est un pêcheur fou. Un des plus grands passionnés que je connaisse avec tous les excès que ça comporte. Mais c’est comme ça que je l’aime. Il m’a fait découvrir la basse rivière d’Ain, la nymphe à vue. Il s’entête à m’apprendre à poser correctement une sèche ou à ferrer un peu moins fort que Pascal G, m’offre des pots de nutella de 3kg et me supporte tous les week-end sur nos rivières préférées. C’est un formidable compagnon de pêche et j’avoue que longtemps j’étais un pêcheur solitaire et depuis que je le connais, je prends un plaisir immense à pêcher à plusieurs et surtout en sa compagnie. De plus, il s’extasie autant devant une truite de 20 cm comme de 50 centihuts… (en fait, je suis persuadé que pour lui, elles font toutes les deux 60…. Patapé). Il se lance dans la fabrication de dizaine d’épuisettes, monte des milliers de mouches…. (c’est son côté excessif).
Bref, on passe nos journées à se raconter des conneries qui nous font mourir de rire en traquant ce foutu Graal : la 60 CENTIHUTS !….
En tout cas merci beaucoup pour cette interview, ça flatte mon ego….
Merci Fred !

Février enfin : voici Stéphane !
zabflo | 04 février, 2006 16:22

Après un mois de disette, nous avons décidé de récidiver dans le jeu de l’interview. Stéphane est un garçon sympathique : calme et posé. Ceux qui ont eu le plaisir de pêcher avec lui nous l’ont confirmé. Faites-vous votre idée … et n’oubliez pas d’aller jeter un œil sur son blog !
http://au-bord-du-cheran.over-blog.com/
ZAB&FLO : Bonjour Stéphane, peux-tu te présenter ?
J' ai 33 ans et j' habite en Haute-Savoie, dans un petit village (Marigny St Marcel). La commune borde le Chéran : ma Rivière ! C' est situé quasiment à mi-chemin entre Annecy et Aix-les-bains. Je suis accompagné par une charmante demoiselle qui se prénomme Karen et nous allons prochainement nous marier. Nous n' avons pas encore d' enfant mais nous ferons en sorte de remédier rapidement à cette intolérable situation !
ZAB&FLO : Depuis quand pratiques-tu la pêche à la mouche et comment l’ as-tu découverte ?
Cela fait maintenant 11 ans que je pêche à la mouche, depuis que j' ai rencontré ce cinglé de Pascal (g74) en 1995 ! Je pêche depuis ma plus jeune enfance mais la mouche m' était inconnue jusqu' à mon arrivée dans la région. Je n' avais jamais pêché la truite non plus auparavant. J' ai donc attaqué par la pêche aux leurres (en étant un ancien pêcheur de carnassiers) et Pascal me bassinait avec sa pêche au toc à la grande canne et appâts naturels puis surtout avec la pêche à la mouche. Après acquisition de ma première canne et du matériel adapté, première sortie "mouche" avec Pascal et 1/4 d' heure après, première truite (super docile et extrêmement complaisante, je dois bien l' avouer!) pendue en nymphe à vue s' il vous plait ! Sans même avoir sorti un mètre de soie ! Comment ne pas attraper le virus après ça ? C' est d' ailleurs la seule truite qui s' est laissée attraper aussi facilement depuis.
ZAB&FLO : Peux-tu nous décrire en quelques mots ta façon de pratiquer ?
Jusqu' à la saison passée, uniquement en sèche et nymphe à vue. Épisodiquement au streamer avec un certain succès quand même! Bas de ligne de 2 fois la canne en maxima bouilli, et pour les mouches, que des modèle simples : Oreille de lièvre et mouche ultra-simple avec aile en poil de cervidé composent essentiellement ma boite de sèche. Pour les nymphes, orange spot et pheasant tail principalement! Si rien ne se passe sur l' eau et le secteur ne permet pas la nymphe à vue, je peux rester des heures assis (bien souvent à faire une petite sieste…) sans bouger! Le simple fait d' être au bord de l' eau suffit à mon bonheur.
ZAB&FLO : Certains préfèrent des sorties en groupe, d’ autres sont plus solitaires : à quelle « catégorie » appartiens-tu ?
Sans hésiter, la première catégorie! Être en groupe permet de déconner (mon activité principale!), partager son "savoir", faire de super casses-croûte (ma deuxième activité, manger!) et surtout chambrer dès que possible (ceux qui étaient à Virieu dernièrement pourront en témoigner!).
ZAB&FLO : Des anecdotes à nous faire partager ?
Oui, une qui m' a marqué sur la Bienne (zut, je l' ai citée!). J' étais avec Pascal, je repère une belle truite, qui pour une fois ne m' avait pas vu. Gonflé à bloc, Pascal qui était derrière moi, arrive à ma hauteur et je lui montre ce poisson qui va bouffer ma nymphe, mon jour de gloire me dis-je.. L' autre enfoi.. ne la voit pas tout de suite, donc je prends le temps de lui montrer où elle se trouve. Me reconcentrant sur ce splendide poisson, je ne m' aperçois pas que Pascal n' est plus là, je m' apprête à lui envoyer ma nymphe quand tout à coup elle se met à bailler je pense! Et bien non, Pascal a fait le tour du rocher et vient juste de la ferrer sous mon nez! En fait elle avait ouvert un four grand comme ça pour avaler sa nymphe! Depuis ce jour, je suis une thérapie intensive chez un psy! lol

ZAB&FLO : Bien. Assez parlé de pêche. Dis-nous ce qui t’ attire en dehors de la pêche !
Pour commencer Karen et surtout la musique, le rock "indé" en particulier! Et depuis que je fréquente assidûment Fred Leray, c' est encore pire! Il est plus malade que moi niveau musique : ce qui fait que l' on s' entend fort bien !
ZAB&FLO : Pour terminer : pourquoi as-tu accepté cette interview ?
Pour faire croire au "Hut" qu' il est meilleur pêcheur que moi! Comme ça, son excès de confiance va me permettre de le ridiculiser cette année! lol
Non, sérieusement, surtout par la qualité de ton blog et de celles précédemment réalisées. Je suis assez fier de m' ajouter à la liste des gens déjà passés au crible!
Merci encore Zab et Flo ! Et courage Zab, plus qu' un mois et demi à tenir!
Décembre : avec retard !
zabflo | 10 décembre, 2005 12:49
Interview de Zabflo

Certains diront que j’étais à court d’idées pour accepter
d’être interviewé sur mon propre blog : c’est un peu vrai. Cette idée
saugrenue m’avait déjà été suggérée quelques mois auparavant et je l’avais
jusqu’à présent repoussée. Inutile de poursuivre sur ce sujet : allons
droit au but. Les questions sont de Phil et de Rangdalf.
Présentation :
De manière à mieux te cerner pourrais-tu te présenter à tes
lecteurs ?
Difficile de répondre par la négative à une question que
j’ai si souvent posée … Ceci dit je suis un peu intimidé car c’est la première
fois que je suis interviewé par un média national voire international !
Soyons sérieux : j’ai 30 ans et j’exerce une
profession libérale à Rouen depuis 5 ans.
Ton blog :
Le fait qu’il soit hébergé chez les
voisins comment est-il perçu ?
Mais nous sommes chez les voisins !
La question se pose dans les deux sens. Pour répondre sans
détours, j’ignore tout ce qui peut se dire par devers moi : à vrai dire je
n’y attache que peu d’importance. Ce blog
a été créé sur une « impulsion » : c’est surtout un moyen
de m’évader de mes préoccupations quotidiennes et aussi, si possible,
d’apporter quelque chose à ceux qui le consultent. Le reste m’importe peu
finalement.
Et puis, je pense que la diversité des conversations et la
cordialité favorisent les bonnes relations de voisinage …
Ta passion :
A quel âge as-tu commencé à pêcher, à quel endroit,
dans quelles conditions ? et comment as tu découvert
la pêche à la mouche?
J’ai commencé à pêcher à l’âge de cinq ans : il s’agit
de l’époque ou mon père, qui ne se contentait pas d’écraser les ardillons mais
coupait la partie pointue de l’hameçon (vraisemblablement guidé par ma mère qui
sans le savoir m’a guidé vers le « no kill ») arrivait à me faire
croire qu’une truite pouvait être attirée par une feuille …
J’ai eu l’occasion de pratiquer sur la Durance et surtout
sur la Haute rivière d’Ain. Je me souviens encore de l’époque où, en plein mois
d’août, la rivière bouillonnait tant les gobages étaient intenses. Lorsque les
premiers signes de la puberté m’ont poussé à me dégager des instructions
paternelles, j’ai commencé à éprouver pour la pêche à la mouche une attirance
quasi obsessionnelle : l’image d’un pêcheur au fouet déployant une soie
(rouge en la circonstance) me fit définitivement basculer de l’autre côté.
Mon premier poisson pris à la
mouche fut un ombre (je me souviens encore de l’endroit et de la mouche que
j’utilisais) : ce coquin, pris par hasard –il faut l’admettre- avait
jusqu’alors dédaigné la somptueuse mouche Devaux que j’avais réussi à extorquer
à mes parents lors du traditionnel passage à « La Détente »
(Célèbrissime boutique de Champagnole). Ce qui m’a le plus impressionné reste
le contact avec le poisson : le toucher de la soie m’a permis de
l’appréhender avec une sensibilité qui m’était jusqu’alors inconnue.

Ta technique :
On lit et on voit sur ton blog que tu as une prédilection
pour la nymphe à vue et la sèche, qu’est-ce qui te plaît tant dans ces
techniques ?
La pêche en sèche ne me procure
plus les mêmes sensations qu’auparavant : les gobages se raréfient et
finalement, parce que j’ai peu de tolérance à l’attente (hein Zab …) je me suis
dirigé vers la pêche en nymphe. Il s’agit d’une technique difficile au premier
abord. Grâce aux ombres –coopératifs mais je les connais depuis longtemps …- de
la rivière d’Ain, j’ai pu apprendre sans me décourager.
J’aime la pêche en nymphe à vue
parce qu’elle permet de « cristalliser » certains moments –brefs en
réalité : la prise de la nymphe
par la truite – et, tout simplement parce qu’elle me procure des émotions qui
me poussent à y revenir. Tout ceci est relativement indicible : ceux qui
connaissent savent. Pour les autres : essayez !
Tes mouches favorites :
Décris-nous le type de mouche sans lesquelles tu ne
partirais pas à la pêche.
J’utilise peu de modèles finalement. Le temps où j’essayais
–avec plus ou moins de maladresse- de copier les grands monteurs est révolu.
Quelques modèles de base me suffisent. J’essaye surtout de varier les tailles
et, pour ce qui concerne les nymphes, le lestage et, à un moindre degré, la
couleur.
Soyons clair :
-
en sèche : il me faut des modèles en CDC, une ignita en
parachute, un sedge en poils de cervidés et une petite araignée,
-
en nymphe : pheasant tail, orange spot et Fressane.


Ton travail et ta passion :
Comment
arrives-tu à les gérer si tu y arrives bien sûr…. ?
S’il n’y avait que cela à gérer la
vie serait simple …
En fait je me pose assez peu ce genre de
question : le travail passe en
priorité et j’arrive à aller à la pêche. Ces deux activités se déroulent sur
des périodes de temps différentes : mon métier ne m’occasionne pas, de ce
point de vue, plus d’inconvénients qu’il ne me procure d’avantages.
Ta vie en dehors du travail et de ta passion :
J’ai longtemps pratiqué plusieurs sports : karaté,
natation, handball, tennis et football. Je me ferai certainement des alliés (et
des ennemis) en vous disant qu’assister à un match au stade Vélodrome (ne me
demandez pas lequel au risque d’être fâchés à vie !) me procure un plaisir
indescriptible. J’ai baigné dans l’ambiance des stades de foot dès mon plus
jeune âge : le temps où un gamin de 6 ans pouvait approcher les joueurs de
l’équipe de France (grâce à mon père quand même) lorsqu’ils venaient jouer à
Rouen avec leur club.
Tes prises de position :
Savoir
ce que tu aimes et détestes chez les gens qui t’entourent ?
Il s’agit d’une question difficile
tant les risques de représailles sont évidents…
J’aime la franchise et l’honnêteté
(ce n’est pas forcément la même chose) et puis les gens fidèles.
Ce que je déteste : pas grand
chose (chacun à ses défauts …).Il faut tout de même admettre que je ne suis pas
très tolérant aux défauts qui me rebutent. Les principaux sont la jalousie et
l’envie de ce que possède autrui. Et puis, j’ai du mal à pardonner.
Ton futur :
Comment l’imagines-tu ? Penses-tu revenir dans
les alentours ?
Monter ta propre entreprise ?
Revenir où ???
Je suis Rouennais même si beaucoup
me croient franc-comtois …
Je rassure ceux qui m’attendent au
tournant, je n’ai aucun projet de créer une entreprise de montage de mouches,
ni même de fabrication d’épuisettes !
Sérieusement : mon « entreprise » est à
Rouen, elle restera à Rouen.
Tes rencontres halieutiques :
Savoir ce que tu en retiens, les petites anecdotes et si
elles t’ont servi un jour ?
Que de choses à raconter !
J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont profondément marqué. Je
pense au « Suisse » de la rivière d’Ain qui, alors que j’étais un
gamin m’a donné toutes ses mouches et son matériel de pêche, observant au fil
des ans l’usage que j’en faisais. Seuls les membres de ma famille et moi
peuvent comprendre l’importance que ce « Monsieur » a pu avoir dans
ma vie de pêcheur, et même au-delà …
Et puis, j’ai eu la chance de
rencontrer des pêcheurs exceptionnels dont un bien connu, avec lequel j’avais
tissé des relations d’amitié très proches avant qu’il ne nous quitte. Mais il
aurait détesté que je parle de lui.
Certaines rencontres m’ont beaucoup apporté : je n’en
citerai malheureusement aucune : les intéressés n’aimeraient pas être mis
en avant.
Je ne peux toutefois pas résister
à l’idée de vous narrer notre rencontre (ou plutôt nos rencontres) avec
Philippe – dit Philthewin- qui, chaque fois arborait tel un trophée soit un
bouquet de fleurs pour ma douce (from Poligny : not the douce, the
flowers) soit des pains au chocolat (from Champagnole) : la politesse et
la discrétion m’empêchent de vous révéler ce qu’elle apprécia le plus de sa
présence, de ses fleurs ou de des pains au chocolat … sans doute le fait
que le bougre ait poussé le vice jusqu’à trouver ce qui se faisait le mieux
dans chacune des bourgades qu’il avait croisées sur sa route.
Souvenez-vous-en : les fleurs c’est à Poligny, les pains au chocolat à
Champagnole !

Ton ou tes rêves :
Si
on te donnait la possibilité d’en exhausser deux, que choisirais-tu ?
Sans hésiter :
-
une grande maison au bord d’une rivière franc-comtoise,
-
la famille qui va avec (aie ! Zab : j’ai barré la
Ferrari …).
Ton autocritique :
La partie sans doute la plus difficile que de faire
son auto-analyse.
Tes principaux défauts et tes qualités bien sûr !
Ce sera bref : je n’ai aucun défaut :
ceux qui me connaissent le savent bien (!). D’ailleurs ils me souhaitent
ma fête le 18 avril et le 24 février. J’y tiens énormément !
Octobre : Place à ATMB !
zabflo | 01 octobre, 2005 09:13

Les quelques lignes d’introduction qui figurent en prélude
des interview que nous réalisons chaque mois pourraient, en la circonstance,
sembler superflues tant il est vrai que chaque lecteur potentiel de cette modeste
contribution a vraisemblablement un avis sur le truculent personnage qui vous
est offert ce mois-ci. J’espère
néanmoins que nos quelques lecteurs auront à cœur de consacrer à ce qui suit le
temps qu’Alain a lui même consacré pour nous honorer de sa participation (son blog : http://atmb.gobages.net/).
Zab&Flo : Bonjour Alain, tu fais partie des
« serial posters » des forums consacrés à la pêche à la mouche.
Soyons clair : tu ne fais pas l’unanimité. Quelles en sont les raisons
selon toi ?
Les gens manquent
d’humour sûrement !
Mais il est vrai aussi, que je ne
cherche pas à plaire non plus. Atmb, c’est un pack : tu prends ou tu
laisses, tu cautionnes ou pas. Que veux tu, je ne m’encombre pas de fioritures
dans les relations avec les autres. Je dis ce que je pense, quand je le juge nécessaire !

Zab&Flo : Tu aimes dire les choses clairement et
sans détours : est-ce aussi le cas dans ta vie de tous les jours ?
Biensûr Florent !
C’est mon coté honnête et franc
et ce, que ce soit dans un cadre familial, relationnel ou professionnel, même
si dans ce dernier cas, je me dois souvent d’arrondir les angles !
Il est vrai que cette franchise,
ne m’a pas toujours servi, et ne me sert pas toujours, mais que veux tu !
J’y suis habitué depuis le temps !
Zab&Flo : Comment
définirais-tu le personnage ATMB ?
Hum…… moi qui te croyais homme de
loi, te voilà psychologue ?
Difficile ce travail
d’introspection que tu me demandes là, même si c’est ce que je fais depuis le
début de ton interview !
Allons-y :
-sincère…..toujours
-taquin…….trop souvent
-sérieux…. . pas assez
souvent
-sanguin….. faut pas trop
titiller
-conciliant…..pas assez
-emporté….dans mes jugements sur les autres, je ne cherche
pas vraiment a connaître avant de juger, et passe sûrement à coté de gens très
intéressants
-exclusif ……pas dans ce que
je reçois de la part des autres, car je ne demande pas l’exclusivité des
relations, mais dans ce que moi je donne, c’est tout ou rien !
Je suis fidèle, mais il ne faut
pas me tromper car il n’y aura pas de seconde fois ! En un mot, je dirais
ENTIER ! A toi, et aux autres, de juger !

Zab&Flo : Dont acte Alain. Parlons pêche
maintenant : comment as-tu découvert la pêche à la mouche ?
J’ai pris ma première truite à
l’age de 6 ans.
Pas à la mouche bien sur, mais de
6 ans à 17 ans je ne cessais de regarder ces ronds sur l’eau, et désirait
ardemment percer le mystère de cet écran en surface qui me séparait des
truites !
Comment cela se passait-il, que
prenaient-elles en surface ?
Durant cette période, j’étais
comme beaucoup d’entre nous au début, un pêcheur au toc, puis à la cuillère, le
vairon…
C’est en Ardèche, dans la Dorne et l’Heyrieux et tout les petits
tributaires qui se jetaient dedans, que j’ai traîné mes cuissardes .
Hélas, tout ce qui était à peine maillée, voir pas du tout, passait dans le
panier !
Puis un jour, dans la Drome, sur
le Jabron, j’ai eu la révélation. Je passais mes vacances chez les grands
parents d’une copine, et le grand père avait dans son garage un vieux fouet
tout monté. Apres autorisation, je l’ai emprunté et je suis descendu au bord de
l’eau qui coulait dans la propriété, puisqu’il s’agissait d’un moulin. Tout
seul j’ai tenté de fouetter …quelle galère, je n’y arrivais pas !
Le moulinet était un vieux moulin
automatique qu’il fallait remonter, or je n’y arrivais pas, et après quelques
essais infructueux j’ai coincé tout le mécanisme. Ma soie était partie dans le
courant, emportant plus en aval ma mouche. Soudain toute la canne s’est mise à
vibrer fortement, ne comprenant pas, j’ai relevé le scion, et là j’ai senti un
poids au bout, et j’ai vu un poisson jaillir de l’eau quelques mètres plus
bas ! Ma première prise à la mouche !
Biensur, elle n’était pas grosse,
a peine 25 cm, mais quand même…
Comme toujours, j’ai tué ce
poisson, sûrement pour montrer ma prise, par fierté, mais ce geste là, me
laissa un goût d’amertume toute la journée !
Ma première pensée de no kill me
vint surment à l’esprit ce jour là !
Par la suite, je me mis
exclusivement a cette technique, en prenant des cours au club local de ma
ville, et très rapidement la remise à l’eau pris le pas sur la tuerie au fur et
à mesure que je progressais !
J’ai également un peu donné dans
la compétition quelque temps, et cela pour deux raisons :
1) progresser ;
2) pour me jauger par rapport aux
trop nombreux prétentieux, arborant divers écussons sur leur gilet ,et ayant la
fâcheuse tendance a toiser les autres pecheurs de leur regard hautain et
dédaigneux !
En effet, , il arrivait
fréquemment que je fasse du poisson juste après leur passage dans des veines ou
ils ne faisaient rien !
Alors pourquoi pas moi !
Malgré quelques résultats
honorables, j’ai préféré arrêter car la mentalité n’etait pas toujours saine
(mais cela n’engage que moi bien sur !).
De cette époque je retiens deux
choses :
1) les repas arrosés !
2) toujours aborder un secteur
sans le moindre a priori , même si il est loin d’etre engageant , car il y a
toujours un poisson a prendre !
Aujourd’hui, plus de 99% de mes
prises repartent à l’eau, mais quelques obligations familiales font que je ne
peux pas faire autrement que de prélever quelques poissons par an !
Rassurez vous, on peut les
compter sur les doigts d’une main !
Enfin….si il vous reste tous vos
doigts……
Zab&Flo : Tu
partages ce loisir avec ton fils : est-ce un aboutissement pour toi ?
Pas encore, mais je ne désespère
pas que cela le devienne !
Ce sera sûrement le cas, le jour
ou il saura écouter attentivement, et ne pas vouloir brûler les étapes, et ce n’est pas pour demain !
Il n’a que 10 ans, mais commence
à se débrouiller quand même, en nymphe à vue sur les ombres, au stream sur les
bassines, mais pas encore en sèche !
Son seul défaut, c’est une tête
de mule !!
Il me rappellerait même………...
Zab&Flo : As-tu
d’autres loisirs ou passions ?
-
Vtt
-
Tae kwon do
-
rando en montagne
-
le ski avec mes enfants
-
les repas entre amis
-
traîner sur le net
Alain en résumé :
Son âge : 39 ans
Son Job : Responsable
commercial
Trois mouches sinon rien :
Celle qui prend en NAV, celle qui prend en sèche, et celle qui prend
accessoirement en noyée.
Sa rivière favorite :
Heu…………………la Sorgue ?
Son plat préféré :
Difficile de répondre, car j’aime tout excepté les abats !
Allez, je vais dire la soupe au
pistou, les pieds et paquets, et la pela !
Son roman préféré :
Pour être honnête, je lis peu de romans par manque de temps !
Pour moi la lecture, c’est beaucoup de magazines et
les quotidiens ! Cependant ,j’ai commencé un roman que je lis de façon
épisodique , qui est
« intempérie » de Thomas McGuane.On y parle de rivières
et de pêche quand même , mais la
pêche n’en est pas le sujet principal.
La femme idéale :
Celle qui se tait, et s’exécute quand
nécessaire !......................humour bien sur ! La mienne bien
sur ! Une véritable perle, qui m’a donné 2 monstres par contre …
Elle a un immense mérite, celui de
me supporter !
Septembre : le mois du Xav …
zabflo | 22 août, 2005 13:49

Ceux qui fréquentent le site mouche.fr http://www.mouche-fr.com/forum/index.php reconnaîtront, à la
seule lecture du titre de cet article, un grand helvète ayant pour signe
distinctif une petite moustache. Ceux qui rôdent aux alentours des rivières
fréquentées par notre bougre, pêcheurs ou promeneurs d’ailleurs, mettront un
nom sur ce personnage de bande dessinée qui a pour habitude … d’aller à la
pêche avec sa guitare.
Les mélomanes diront que la truite est sensible aux doux
sons produits par l’instrument de l’ami Xav. Les mauvaises langues répandent
une autre idée, plus perverse d’ailleurs : le grand helvète chercherait,
grâce à son instrument à cordes, à concurrencer un barde jalousé qui a le
privilège de détenir la consécration suprême : le fameux boulet d’or.
Peut-être en campagne, notre
sympathique collègue a accepté de répondre à quelques questions.

Zab & Flo :
Bonsoir Xavier, question rituelle : présente-toi à la communauté …
Le Xav : Bonjour Zab
& Flo, bonjour tout le monde… je m’appelle Xavier, j’ai 33 ans, pas
d’enfants, beaucoup de cannes à mouche et une compagne qui me comble… J’habite
Genève, tout au bout du lac Leman, entre l’Ain et la Haute-Savoie

Zab & Flo : Cette passion pour la pêche à la
mouche, d’où vient-elle ?
Le Xav :
Contrairement à certains, qui passent du petit au grand, je suis passé du grand
au petit !!! Je m’explique : Passionné de voile, j’ai pêché mes
premiers poissons en mer lors d’une traversée de l’Atlantique avec deux amis,
c’était à la traîne, en pleine mer derrière notre voilier… Des thons, des
maquereaux, et une magnifique dorade coryphène… Fort de cette expérience, je me
suis mis doucement à pêche depuis mon bateau, je pêchais alors depuis déjà
quelque temps au leurre, mais jamais très sérieusement… le lac m’a inspiré le Rhône,
puis le Rhône m’a inspiré les plus petites rivières que je pêchais au lancer
ultra-léger jusqu’au jour où, depuis un pont, je me suis pris à observer un
moucheur… Foutu ! j’étais foutu !
Zab & Flo : Tu as un blog remarquablement étoffé,
mais tu as hésité à le créer. Comment, et pourquoi as-tu franchi le pas ?
Le Xav : Merci pour
ce compliment ! Et bien n’étant pas un pro de l’informatique, je ne
me voyais pas partir dans la réalisation d’un site à part entière… De plus, je
ne disposais pas d’un appareil photo numérique, ce qui est indispensable pour
étoffer un site d’images ! Mais depuis l’avènement du phénomène des blogs
je me suis dit qu’en ayant des outils a disposition j’aurais certainement moins
de mal ! J’ai donc ouvert en mai dernier mon blog, qui je l’avoue me donne
beaucoup de plaisir à entretenir, et qui, finalement, m’a permis d’apprendre un
peu les ficelles d’un site, surtout sur le plan de la mise en page et du
design… Mais bon, ça reste quelque chose de plus simpliste qu’un vrai site
web !
Zab & Flo : Et il te reste du temps pour la pêche …
Le Xav : Héhé…
beaucoup de monde me pose cette question ! En fait, travaillant en
horaires irréguliers et pas à plein temps, j’ai beaucoup de temps pour
moi !!! Mon blog je m’en occupe surtout lors de mon travail de nuit, qui
est relativement calme selon les nuits… Autrement la majeure partie de mon
temps libre je le consacre à la pêche !
Zab & Flo : A ce propos, tes sorties se font-elles
plutôt en duo ou en solo ?
Le Xav : Disons que
pour la majorité de mes sorties, je suis seul ! J’aime ça ! Ca me
permet de me ressourcer, car finalement c’est plutôt ça que je cherche dans la
pêche… Mais j’adore aussi les sorties à deux ou trois ou encore les rencontres
collectives comme les meetings ou d’autres occasions.
Zab & Flo : Des anecdotes à faire partager ?
Le Xav : Ma foi, je
me demande si mes souvenirs de pêche ou de camaraderie avec les copains du
forum ne sont pas finalement une suite d’anecdotes ! Il y aurait
beaucoup à dire !
Mais dans l’immédiat, non, rien
de précis en tête !
Xav’s profile :
-
date et lieu de naissance : 12. 08. 1972, Genève
-
situation de famille : Célibataire, peut être plus pour
longtemps
-
profession : Téléopérateur
- hobbies : Pêche à la mouche, voile, dessin, bricolage en
tout genre
Le Xav dans tous ses états :
-
Il aime : la bière, l’eau, la bouffe
-
Il n’aime pas : l’hiver, la neige, le
froid
-
Il déteste : manger du poisson